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dimanche 1 mars 2026

Marie Dagorne (1865-1923), institutrice à Dinan 1903-1923

Marie Dagorne est née le 9 mai 1865 à Pléhérel (22). Elle obtient son Certificat d'Aptitude le 23 mai 1890.

Elle commence sa carrière comme directrice au Haut-Corlay puis à Yvignac avant de prendre la direction  de l’école maternelle de Dinan, rue de la Garaye, en 1903.
Elle devient ainsi la première institutrice de l’école maternelle de Dinan au moment de la laïcisation en 1903. Elle était très bien notée par ses supérieurs et sera récompensée par de nombreuses distinctions : Médaille de Bronze de l'enseignement (1905), Médaille d'argent (1916), Officier d'Académie (1919). Elle fut pressentie pour le Prix Pape-Carpentier décerné aux meilleures institutrices de la France entière. 

Elle a fait don de sa personne pour la cause des enfants.
 
 
Mme Dagorne, directrice d'un orphelinat en 1914
Son rôle pendant la période de la guerre 14-18 a été remarquable. L’école maternelle est alors transformée en crèche, ouverte 24h sur 24 pour les orphelins de guerre. Cet épisode rappelle que Dinan fut une terre d'accueil pour les réfugiés et la crèche, un lieu de protection pour les orphelins.

Dès le 4 août, le Maire informe l'Inspecteur qu'il a l'intention « d'installer à l'école maternelle une crèche pour recueillir les enfants des pères partis à la guerre et dont les mères iront aider à faire les moissons dans les campagnes ». Pendant ce temps, la directrice de l'école maternelle, Mlle Dagorne, prend en charge l'organisation de tout le nécessaire pour mettre en place, le moment venu, cette crèche. Les enfants concernés ne manquent pas et beaucoup deviendront des orphelins de guerre. Enfants de Dinan ou de réfugiés, leur sort est le même. Mlle Dagorne commence donc à noter, le 6 août 1914, sur un cahier les différents dons et prêts des dinannais en vue de l'ouverture imminente de ce lieu. L'inventaire est exhaustif. On y trouve bien entendu l'indispensable : lits, matelas, berceaux,  draps,  couvertures, édredons, traversins, oreillers... Des dons utiles sont aussi répertoriés, mais leur énumération forme un curieux ensemble: un bain de pieds, un moïse, trois vases de nuit, des jouets, une voiture d'enfants, un lapin de 2 kilos 200, un panier de poires pour compotes, 20 madeleines, 3 sacs de charbon...

Archives municipales de Dinan. Photo RF

En ce début du mois d'août 1914, le Conseil municipal poursuit ses demandes officielles d'autorisations aux différentes autorités (Préfecture, Inspecteur d'Académie...) pour concrétiser son projet de crèche. La direction sera assurée par le docteur Ollivier. La directrice de l'école maternelle de la rue de La Garaye, Mlle Marie Dagorne, en sera la cheville ouvrière. Elle transforme la plus grande salle de la maternelle pour en faire la nouvelle et unique maison de ces enfants.

Le samedi soir, 15 août 1914, l'inspecteur primaire rend compte à l'adjoint au maire de ce qu'il a vu sur place : « L'institutrice de service était à son poste et le personnel attaché à la crèche n'était pas très encombré. Il en sera vraisemblablement ainsi demain. J'ai relevé dans les 47 inscrits, les noms des 12 enfants âgés de plus de 6 ans... Comme il n'y a que 4 garçons, je les laisse sous la surveillance de l'institutrice ; si le nombre en devient assez grand j'aurai recours aux instituteurs... ». 

La veille, l'Inspecteur avait indiqué au Maire qu'un roulement était organisé pour qu'une institutrice soit toujours présente de 7 h du matin à 6 h du soir. Dans un rapport adressé au Maire, l'institutrice indiquera plus tard le nombre d'enfants admis et nourris à la Crèche.

Août- 65 enfants : 18 couchent la nuit ; Septembre- 47 enfants : 14 couchent la nuit ; Octobre- 47 enfants : 13 couchent la nuit ; Novembre- 20 enfants : 15 couchent la nuit ; Décembre- 20 enfants : 15 couchent la nuit.  

On peut se demander qui sont les enfants admis à la Crèche municipale de Dinan en janvier 1915. La directrice a fourni quelques précisions pour le Maire. Ces 16 noms correspondent probablement à ceux qui y passent la journée et la nuit. Enfants dinannais et émigrés y sont rassemblés.

Jules, 10 ans, émigré dont les parents ne sont pas encore retrouvés.

Marcelle, huit ans et demie dont le père est décédé à l'hôpital de Dinan, émigrée. La mère travaille chez un greffier

Adrien, 3 ans et sa sœur Zoé, 18 mois : émigrés, le père est au Front et la mère travaille à faire des ménages

Désiré 4 ans et sa sœur Lucienne, 6 ans : émigrés, le père est au Front et la mère à Dinan

Nestor 6 ans et son frère Raymond 3 ans : réfugiés belges, 6 enfants dans la famille, parents à Dinan

Raymonde, 5 ans : dinannaise, père au front, mère décédée

Anna, 4 ans et demie et son frère Émile : dinannais, père employé aux Bas-Foins, mère décédée

Madeleine 14 mois et Gabriel, 3 ans : dinannais. Le père attend son appel pour partir et la mère a abandonné les enfants

Henriette, Hélène et Georges : dinannais dont le père est au Front et la mère est employée à la blanchisserie de la crèche

Et en juillet 1915, c'est la fin de la crèche... Dans un courrier du 2 juillet 1915, le Maire annonce la mauvaise nouvelle à Mademoiselle Dagorne : « Je crois devoir vous informer que les crédits dont je dispose pour le fonctionnement de la crèche ne permettront pas de la continuer après le mois de juillet. Je vous serais en conséquences obligé de bien en aviser les familles intéressées ainsi que le personnel spécialement affecté à cette œuvre. Au cas où il se trouverait des enfants n'ayant pas de parents susceptibles de les recevoir, vous voudrez bien me les signaler afin que je prenne à leur égard les mesures nécessaires. Permettez-moi, Mademoiselle, de vous exprimer toute ma reconnaissance et mes remerciements pour le dévouement et l'esprit de sacrifice dont vous avez fait preuve pour mener à bien cette œuvre si intéressante et que je regrette de voir disparaître...»

D'après les notes laissées par Marie Dagorne, les derniers objets restants sont rendus à leurs propriétaires le 10 novembre 1915. Cette généreuse directrice n'oubliera pas les enfants de la crèche, en particulier la plus jeune fillette, qui vivra dorénavant sous son toit... Cette histoire méconnue de la crèche révèle que la ville s'est montrée comme une terre d'accueil. Certains de ces réfugiés s'y installeront d'ailleurs définitivement. C'est également  un bel exemple du rôle des femmes pendant cette guerre et de la générosité de nombreux dinannais. Même en 1917 quand les réfugiés continuaient d'affluer, la directrice au grand coeur accueillait tous ceux qu'elle pouvait, au delà du raisonnable : parfois jusqu'à 150 qui restaient de 3 à 10 jours et à qui elle fournissait les trois repas quotidiens et les soins nécessaires !

L'histoire de cette crèche est racontée plus en détail dans un autre article de ce blog, en cliquant ici
 
Marie Dagorne et les oeuvres péri-scolaires
 
Marie Dagorne accueillera ensuite à la Garaye les Assemblées générales des  pupilles de la Nation. En tant que directrice, elle est restée 20 ans à son poste à la Garaye, habitant dans l’école jusqu’à la fin de sa vie en 1923. 
Ci-dessous, la tombe de Mme Dagorne est assez facilement reconnaissable dans le cimetière de Dinan. Elle se situe dans le 3e carré à gauche de l'allée centrale (carré 5 N°163)
 

Tombe de Marie Dagorne au cimetière de Dinan.
Une rue marie Dagorne à Dinan. 2012
Une nouvelle rue a vu le jour à Dinan en 2012, entre l'école de La Garaye et le parc du Comte de la Garaye. J'ai proposé, début 2012, un dossier argumenté à la commission municipale qui attribue les noms pour l'appeler "Rue Marie Dagorne". Une mention "directrice de l'école maternelle de Dinan de 1903 à 1923" devait être ajoutée...
La commission puis le conseil municipal de Dinan au mois d'avril 2012, ont accepté cette proposition. Ainsi, une personnalité importante de l'enseignement à Dinan se trouve honorée.
 
Ouest-France avril 2012

Le Petit bleu avril 2012  

Voici quelques éléments du dossier que j'ai déposé à la mairie de Dinan, pour que la nouvelle rue créée entre l’école et la résidence du Parc du comte de La Garaye, s’appelle rue Marie Dagorne (du nom de la directrice de la maternelle entre 1903 et 1923) 

Une rue « Marie Dagorne » à Dinan

Cinq raisons peuvent justifier que l’on donne le nom de Marie Dagorne à la rue qui se trouvera entre la rue de la Sagesse et celle de la Garaye.

1. Mlle Dagorne a été la première institutrice de l’école maternelle de Dinan au moment de la laïcisation en 1903. Les noms de la Garaye et la Sagesse rappellent les fondations de l’école au 18ème et 19ème siècle. Celui de Mlle Dagorne évoquerait une figure de l’école publique. Son nom serait un trait d’union entre la Sagesse et la Garaye.

2. Elle était très appréciée par ses contemporains. Les qualificatifs que l’on peut lui attribuer sont : le dévouement (elle travaillait sans compter, bien au-delà du temps de classe, pour le seul bien des enfants); la tolérance (pas de polémique dans la période de laïcisation de l’école) ; la générosité (elle a même recueilli une orpheline pendant la guerre de 14-18).
Dossier personnel. Archives départementales. Janvier 1914
3. Elle a donné entière satisfaction sur le plan professionnel. Arrivant pourtant dans des circonstances difficiles ( Laïcisation en septembre 1903), elle a su inspirer la confiance aux familles.

4. Son rôle pendant la période de la Guerre 14-18 a été remarquable dans l’école maternelle alors transformée en crèche, ouverte 24h sur 24. Elle accueillait aussi à la Garaye les Assemblées générales des pupilles de la Nation. Ce serait, à travers elle, un hommage rendu à toutes les femmes qui se sont dévouées pendant ce conflit.

29 décembre 1923. L'éclaireur dinannais
5. Elle est restée 20 ans à son poste à la Garaye, habitant dans l’école jusqu’à la fin de sa vie. Cette rue ne peut pas être plus près de là où elle a vécu. De nombreux extraits du livre "La Garaye, une école à Dinan" illustrent différents aspects de sa vie.

Etat civil Dinan. Registre des décès. Marie Dagorne



C'est la première fois qu'un livre sur l'histoire de Dinan parle de la rue Marie Dagorne dans le livre écrit par Pierre-Jean Yvon, Dinan cité médiévale aux Éditions Pascal Galodé (novembre 2014). L'auteur a certainement trouvé sur ce Blog les renseignements nécessaires...Merci à l'auteur pour ce coup de projecteur ! Le livre est de qualité avec de belles illustrations...
Voici l'extrait : "Située près des remparts, le groupe scolaire a pris le nom de la Garaye, rappelant l’école qui s’y tenait au XVIIIème et XIXème siècles. Elle est délimitée par la rue de la Sagesse près de l’ancien couvent des Ursulines, et la rue Marie Dagorne (nom donné à la rue en 2010). Marie Dagorne (1865-1923), directrice de l’école maternelle de la Garaye de 1903 à 1923, était présente au moment de la laïcisation de l’établissement scolaire (septembre 1903). Dans cette période trouble, elle fit preuve de beaucoup de tolérance et sut garder la confiance des familles. Pendant la guerre 14-18, l’école fut transformée en crèche et la directrice eut une nouvelle fois un comportement exemplaire…"


Le choix de ce nom de rue a été évoqué dans un article de Capucine Gilbert dans Ouest-France le 7 mars 2022 sous le titre : Comment la Ville choisit-elle le nom des rues ?

Ouest-France 7 mars 2022

 

Retour vers le sommaire du blog  en cliquant ici

Sources 

Archives municipales, dossier 2225.

Archives départementales. Naissance: page 202 sur 265

Généanet, fiche généalogique sur Marie Dagorne ici

L’Éclaireur dinannais 1914 (5, 28 septembre) -1915 (4 avril, 6 juin...).

« La Garaye, une école à Dinan », édition Le Pays de Dinan 2008

Cette histoire de la crèche en 1914 a été racontée dans un article publié dans Le Petit bleu le 11 novembre 2010.

 


 

mercredi 13 août 2025

Galerie de portraits. Ecoles de Dinan

Si vous avez des éléments pour compléter cet article  (photos, témoignages...) merci d'utiliser le formulaire de contact en haut à droite en laissant votre adresse mail pour que je puisse vous répondre...

 
D'autres biographies sont également disponibles à partir du sommaire de ce blog et dans un article sur les enseignants de l'école Honoré-le-Dû (cliquer ici), sur Marie Talet, directrice du collège et de l'école Broussais (cliquer ici), sur des institutrices de La Garaye (Marie-France Treize, cliquer ici et Maryvonne Durand, cliquer ici)...

Biographie (par ordre alphabétique) de personnes marquantes de l'histoire des écoles de Dinan.


Première série avec des personnalités qui font l'objet d'une actualité dans des publications.


Marie Dagorne (1865-1923)

Née à Pléhérel (22). Elle prend la direction  de l’école maternelle de Dinan, rue de la Garaye, en 1903. Elle devient ainsi la première institutrice de l’école maternelle de Dinan au moment de la laïcisation en 1903. Son rôle pendant la période de la guerre 14-18 a été remarquable. L’école maternelle est alors transformée en crèche, ouverte 24h sur 24 pour les orphelins de guerre. Elle est restée 20 ans à son poste à la Garaye, habitant dans l’école jusqu’à la fin de sa vie en 1923 en sacrifiant tout pour les enfants les plus démunis. Une nouvelle rue de Dinan a été appelée « Rue Marie Dagorne » en 2012.
Un portrait très complet est à retrouver dans ce blog en cliquant ici

Panneau de la rue Marie Dagorne à Dinan

Jean-Marie de La Mennais (1780-1860) 

 
 
J-M de La Mennais
J-M de La Mennais
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Né à Saint-Malo, il est ordonné prêtre en 1804 (Il est le frère de l’écrivain Félicité de La Mennais). Convaincu de l’importance de l’éducation, il fonde en 1819 la congrégation des Frères de l’instruction chrétienne (et celle des Filles de la Providence). 
 
La création d'écoles lui prend une grande partie de son temps (349 écoles à la fin de sa fin). Ainsi à  Dinan il fait construire un bâtiment proche de l’église Saint-Sauveur et y installe une école en 1833. 
Les Frères y resteront jusqu’à leur expulsion en 1903. Le bâtiment sera réutilisé ensuite pour ouvrir une école publique de filles, l’école Chauffepieds.

Pour en savoir plus :
Lien pour accéder au catalogue de la bibliothèque de Dinan (3 références sur J-M de La Mennais)

Les écoles primaires aux 19ème et 20ème siècle à Dinan, Le Pays de Dinan 2015




Honoré Le Dû (1855-1937)

Honoré le Dû, directeur de 1885 à 1923.
 
Honoré le Dû est né à La Roche Derrien (22). Après sa formation d’instituteur il exerce dans différents postes avant d’arriver à Dinan en 1885. Il y restera plus de 37 ans. Il tient une place importante dans le syndicalisme au niveau départemental.
Il obtient de nombreuses distinctions et prend sa retraite en 1923 à 68 ans, après 50 années de service. Il commence alors une carrière politique au niveau municipal : élu en 1925 dans l’opposition, il devient ensuite adjoint en 1929 élu sur la liste de Michel Geistdoerfer et sera réélu en 1936. Après son décès en 1937, le Conseil décide que l’Ecole Waldeck Rousseau s’appellera « Groupe Honoré Le Dû ». Cette école portera son nom jusqu’à sa fermeture en juin 1999.
Un portrait très complet de M. Le Dû est à retrouver dans ce blog en cliquant ici



Isidor(e) Leyder (1802-1878)

La tombe de M.Leyder, sans inscription, au premier plan, juste à l'entrée du cimetière de Dinan. Photo RF
 
M. Leyder est né à Dinan le 13 septembre 1802 et se maria avec Émilie Mallard. Il a été le premier directeur de l'école mutuelle de Dinan en 1833 (médaille de bronze de l'enseignement en 1839, désigné pendant de nombreuses années par les autorités comme le seul instituteur membre du comité de l'Instruction primaire de l'arrondissement de Dinan). Il fut le défenseur inlassable auprès de la municipalité d'un enseignement de qualité. 
 
Isidore Leyder restera directeur pendant 33 ans jusqu'en 1866, contribuant ainsi au développement et au rayonnement de l'enseignement primaire. C'est l'organisation de cette école qui servira de base à l'école communale des garçons de la ville. Le 22 mai 1878 Isidore Leyder meurt, à son domicile rue Néel de la Vigne et est enterré au cimetière de Dinan.

Article complet à retrouver en cliquant ici


Pierre Pillon ( 1881-1917)

Pierre Pillon, instituteur à Dinan mobilisé en 1914 (Photo R.Fortat) 
 
Fils d'instituteur, élève à l’école normale de St Brieuc, il est d’abord nommé de 1900 à 1907 à l’école de Pluduno. Le 1er octobre 1907, il arrive à Dinan. à l’école des garçons
Mobilisé en août 1914 à l'âge de 33 ans, il rejoint  le 25ème Régiment d’Infanterie. Plusieurs fois blessé et promu, il devient lieutenant en 1916. Le 21 mai 1917, à la tête de la 10ème  compagnie, il est tué près de Reims. 
 
Pierre Pillon le seul instituteur de Dinan à être tué au combat pendant la Guerre 14-18. 
Laissant deux orphelins et sa femme institutrice à Dinan, sa mort suscite une vive émotion. 
 
Une plaque est posée à l’école des garçons en sa mémoire. 
 
Plaque posée à l'école Honoré-le-Dû de Dinan.(Photo R.Fortat)
 
Pour en savoir plus : 
 
Lien pour accéder au blog sur l'histoire de Pierre Pillon

Vous pouvez emprunter le livre "Pierre Pillon, un soldat en 14-18" à la bibliothèque de Dinan.


 

Marie-Françoise Pillon ( 1881-1917), institutrice et syndicaliste

Marie-Françoise Pillon (née lucas)
 

Marie-Françoise Lucas (née à Lohuec en 1886) est devenue Mme Pillon le 12 août 1907 en se mariant à Pluduno avec Pierre Pillon (voir ci-dessus). Mme Pillon est arrivée à l'école des filles de la rue de la Garaye au même moment. Elle n'est restée qu'une année avant d'aller à l'école Chauffepieds où elle a passé toute sa carrière.

Mme Pillon a tenu une place importante dans l’histoire du syndicalisme du département.

Un article complet lui est consacré dans ce blog, cliquer ici





Deuxième série 
 
Des personnalités qui ont marqué à leur époque la vie des écoles de Dinan.


François Bois, instituteur.

François Bois en 1914.

François Bois (1880-1958) est né à Pléneuf le 13 août 1880. Venant de Pluduno (où il est remplacé par Pierre Pillon) il est nommé à Dinan en 1900 et exercera sous la direction de M. Honoré le Dû. Au moment de la Guerre 14-18, Il combat et est décoré de la Croix de guerre et titulaire de 4 citations avec blessure de guerre. Il continue ensuite sa carrière à Pléneuf où il devient directeur et s'engage dans la vie municipale (conseiller puis Maire-adjoint) de 1944 à 1948. Il reçoit la Légion d’Honneur en 1950. Après son décès le 2 mai 1958 une rue a porté son nom à Pléneuf.

Un article complet lui est consacré dans ce blog, cliquez ici
 


Cécile Convèze et Félicité Chédemail, directrices d'écoles

Félicité Chedemail, école maternelle de la Garaye à Dinan
 
Ces deux religieuses de l'ordre de la Sagesse ont été les deux premières directrices de l'école maternelle de Dinan (d'abord appelée Asile de l'enfance) de l'ouverture en 1852 jusqu'à la laïcisation en 1903.
 
Cécile Convèze, sœur Aimée, supérieure.
Elle est née à Toulon en 1802.
La municipalité lui confie la direction de l’asile de l’enfance à l’ouverture en 1852, elle y restera jusqu'en 1883. 

Félicité Chédemail, dite sœur Marie St-Léonard, est née à Janzé, Ille et Vilaine, le 22 décembre 1842. Cette religieuse de l’ordre de la Sagesse a été institutrice à l’école maternelle communale, (la Garaye) de 1879 à 1883. Elle a ensuite assuré la direction du 13 mars 1883 jusqu’à la laïcisation de l’école maternelle en 1903. 


 

François Delhommeau (1832-1918)  

historien, inspecteur 

Remarque: il écrivait sous le nom de Paul Delhommeau ou de Paul de l'Hommeau ou de Lhommeau.

François Delhommeau est né à Aigre (Charente) le 13-04-1832, il était marié avec Anne Cail et habitait 2 rue Rolland. Directeur d’école supérieure, inspecteur primaire dans la circonscription de Dinan, chercheur, érudit, passionné d’archéologie, il est auteur d’un ouvrage manuscrit Histoire du vieux Dinan (consultable à la bibliothèque de Dinan). 
En collaboration avec A. de la Bigne, il a aussi écrit La Bretagne à travers les âges , épopée historique. Il est décédé à Dinan à l’âge de 86 ans le 20-04-1918 (tombe 124 carré 12)

Lien pour accéder à l'état civil de François Delhommeau

 
 
Curieux de beaucoup de choses, la table ci-contre est un modèle créé par M. Delhommeau et exposé à l’Exposition universelle de 1878. Chaque place d’élève est de 0,50 m, ce qui donne 10 places par 5 mètres. Les places sont séparées par des cases. (archives)





Léon Lehuby, instituteur à l’école primaire annexée au collège de Dinan, rue de Léhon

 
 
Léon Lehuby est né le 17 février 1879 à Blainville (Manche), nommé au collège de Dinan le 1er octobre 1903 comme instituteur, il exercera sans interruption jusqu’au 30 septembre 1937. Pour ses différents engagements, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur en 1938.
Article complet à retrouver en cliquant ici



 
Mère Marie de Saint-Julien (Marie Angin), école le Sacré-Coeur
 
Mère Marie de Saint Julien en 1950
Elle était née le 6 septembre 1900 à la Pellerine en Mayenne. Elle avait obtenu son brevet élémentaire en octobre 1917. Avant de venir à Dinan elle venait de Vannes où elle était religieuse. Arrivée en octobre 1942 à l’école du Sacré-Cœur de Dinan comme enseignante, elle deviendra vite directrice et exercera cette fonction jusqu’en 1960.Elle vivait à la Victoire.  C’était un fort caractère, un regard perçant et elle impressionnait les élèves. Elle avait surtout beaucoup d’énergie et l’esprit d’entreprise. 
C’est elle qui va initier de nombreuses transformations dans l’école : en 1944 le préau est couvert et transformé en classe ; en 1947 quatre classes sont construites avec un sous-sol, un étage et un grenier et réfection de la cour ; en 1956 construction d’un préau métallique…
Ses collègues la retrouveront pour fêter chez les Ursulines de Quimperlé son centenaire en l’an 2000 !

Mère Marie de Saint-Julien (Marie Angin), Ursulines, à l'âge de 100 ans

 

 
Troisième série avec des personnalités scolarisées dans les écoles de Dinan et qui ont agi par la suite dans ce domaine.

 
René Benoit, maire de Dinan de 1983 à 2014.


René Benoit (d'après un document de la campagne municipale 2008)
 
René Benoit est né à Dinan le 19 mars 1937. Comme beaucoup de ses camarades de la rue Saint Malo, il est élève à l’école des garçons rue Waldeck Rousseau dans les années 40. 
Tout commence par une année de maternelle avec Mme Nottelet. Ensuite, classe de CP avec M. Lebreton, puis M. Roptin et enfin M. Briand qui le prépare à l'entrée en 6ème. Ce sont de bons souvenirs pour René Benoit qui se souvient de la qualité des enseignants, des fêtes de la jeunesse et aussi particulièrement des relais organisés autour des tilleuls et des parties de football pendant les récréations ! 
C'est ce qui explique qu'après un court passage au collège des garçons rue de Léhon et quelques années aux Cordeliers, c'est vers le sport que se tourne René Benoit. Direction Paris et l'Ecole Normale Supérieure d'Education Physique (E.N.S.E.P.) d'où il revient à partir de 1962, comme professeur d’éducation physique au lycée public de la Fontaine des Eaux. Il y exerce quelques années seulement car une autre carrière, non prévue, va débuter. 
    En 1965, il rentre au conseil municipal, dont Yves Blanchot est le maire, comme 5ème adjoint puis  1er adjoint. Il va connaître une exceptionnelle longévité dans sa carrière politique. Devenu maire de Dinan en 1983 et encore réélu en 2008 après 25 ans à la tête de la Ville, il le restera jusqu’en 2014. Il sera aussi deux fois député (1978 à 1981 et 1986 à 1988). 
Pendant ses différents mandats de maire, René Benoit et son équipe auront  l'occasion de traiter d'importants dossiers concernant les écoles: retour de l'école de la Garaye dans ses locaux rénovés en 1986, accompagnement des fermetures d'écoles dans le cadre d'une nouvelle organisation avec des regroupements, création de la maison de l'éducation à la Source avec les deux inspections primaires, jusqu'au dernier débat sur l'aménagement des rythmes scolaires en 2014...




 
Eugène Doublet (1930-2013)
 
Eugène Doublet (en 2001)
 
Eugène Doublet est né en 1930 à Dinan. 
Il va acquérir toutes les bases de la scolarité à Dinan : à l’école Broussais puis à l’école communale Honoré-le-Dû de 1936 à 1941 et enfin au collège de Dinan (aujourd'hui le collège Roger-Vercel). Plus tard, il est reçu à l'ENA et rentre dans le Ministère de l'Éducation nationale.
Ses convictions de gauche l’ont amené à s’engager dans la vie municipale, élu en 1989 sur la liste de Didier Morel, il siège dans l’opposition, ensuite réélu conseiller municipal en 1995 et 2001, jusqu'en 2008. Eugène Doublet est décédé à l'âge de 83 ans.
Article complet avec de nombreux documents, cliquer ici

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