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mardi 10 février 2026

Eugène Doublet (1930-2013), ancien élève des écoles publiques de Dinan, conseiller municipal

Eugène Doublet (en 2001)
Eugène Doublet est né en 1930 à Dinan, son père était représentant en mercerie, engagé dans la vie municipale à gauche. Eugène Doublet conservait de précieux documents sur les écoles de Dinan comme ce cahier de sa mère datant de 1906-1907. Sa mère, Gabrielle Brasset, était élève à l’école de La Garaye.
 

Il va acquérir toutes les bases de la scolarité à Dinan, tout d'abord à l’école Broussais dans la classe de Mme Menard dont il parlait avec admiration.
Il avait également gardé des photos de classe de sa jeunesse à Broussais.
Eugène Doublet, debout à la gauche de Mme Menard. Photo transmise à la Bibliothèque par R. Fortat
 
Eugène Doublet est assis tout à fait à gauche. Classe enfantine 1936-1937 Ecole Broussais avec Mme Menard.
Puis à l’école communale Honoré-le-Dû de 1936 à 1941, il réussit brillamment et enfin, il continue au collège de Dinan (aujourd'hui le collège Roger-Vercel). 
 
L'ENA et au ministère
Plus tard, à l'issue de ses études à Rennes, il va obtenir un doctorat en droit avec mention bien. Il présente et soutien à cette occasion une thèse sur Yves Guyot, son action, sa pensée. Ouest-France s'en fait l'écho dans un article daté du 15 avril 1955 et le félicite : "Nous lui présentons nos très vifs compliments."
Il sera reçu à l'ENA (l'École Nationale d'Administration)
, dans la promotion Saint-Just
Devenu administrateur civil à l'Éducation nationale, il avait d’importantes responsabilités dans ce ministère où il avait notamment contribué à la rédaction de la première loi sur le voile islamique. 
Il fit valoir ses droits à la retraite en 1991. 
Un homme engagé dans la vie municipale
Ses convictions de gauche l’ont amené à s’engager dans la vie politique avec les Radicaux de gauche dont il fut Président départemental jusqu'en 1993. Mais c'est surtout dans la vie municipale qu'il mènera des combats. Tout d’abord élu en 1989 sur la liste de Didier Morel, il siège dans l’opposition. 
 
Ci-dessous, en 1993 à l'occasion de la visite de Danièle Mitterrand au collège de Dinan, on reconnait à gauche Simone Vercel, Eugène Doublet, Charles Josselin, Danièle Mitterrand
 
Photo Ouest-France

Eugène Doublet est ensuite réélu conseiller municipal en 1995 et 2001, jusqu'en 2008. Ses interventions dans les débats étaient toujours argumentées et de qualité. Rappelons en particulier, à propos des écoles, le débat municipal en 1999 où il vota pour la fermeture de l’école Honoré-le-Dû et de Broussais et qui fut un moment particulièrement pénible pour lui. En 2002 il prit une part active dans le débat sur le contrat avec l'école Diwan revendiquant son opposition : "Nous sommes en pays gallo. Installer une école en breton à Dinan n'est pas logique. Je suis jacobin et fier de l'être: ce sont eux qui ont inventé la République"...
On l'a souvent vu dans le combat pour le maintien et pour le développement de la gare de Dinan avec en particulier Michel Gaudin et Théo Marteil. Il a aussi été secrétaire de l'amicale des anciens élèves du collège Roger Vercel.
Un grave accident l'avait diminué après une chute dans les escaliers en granit de la mairie, à la sortie d'un conseil municipal en novembre 2004.
Eugène Doublet est décédé le 8 octobre 2013 à l'âge de 83 ans et sa tombe se trouve au cimetière de Dinan.
Article Richard Fortat, septembre 2025
 
Sources

Entretiens de l'auteur avec Eugène Doublet en 2006

Lire l'article d'Eugène Doublet : Les dix ans du club lecture de la bibliothèque municipale, Le Pays de Dinan 2001.

Thèse d'Eugène Doublet sur Yves Guyot (disponible sur consultation à la bibliothèque de Dinan)

Site Généanet, fiche sur Eugène Doublet père, cliquer ici

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DOCUMENT

Un article du 2 juillet 1999 dans Ouest-France où Eugène Doublet confie ses souvenirs de l'école. Des propos recueillis alors par Denis Riou.

"M. Lecrubier, en CP ; M. Huet, en CE1 ; M. Merrien, en CE2 ; M. Moisan en CM1 ; M. Briand, en CM2". Un peu comme une récitation à jamais gravée en mémoire, Eugène Doublet est capable d'aligner avec une mémoire sans faille le nom de tous les instituteurs qu'il a connus à Honoré le Dû, de 1936 à 1941. "Ils m'ont tellement marqué. Ils nous ont tellement marqués, devrais-je dire. Quand on se rencontre avec quelques anciens élèves, on a tous des souvenirs en commun, des anecdotes. M. Merrien, qu'on appelait le petit-père moins 5 parce qu'il arrivait toujours un peu avant l'heure". L'admiration et la reconnaissance se mêlent au fil du témoignage. "C'étaient tous d'excellents instituteurs, rigoureux et justes. Des instituteurs façon IIIe République. Avec le temps, forcément on enjolive, mais pour les élèves de ma génération, l'instituteur c'était celui qui creuse les fondations. Et les fondations étaient drôlement bonnes. Certains habitaient de presque taudis". La communale des souvenirs d'Eugène Doublet, c'était l'unique école publique de garçons à Dinan. Elle n'avait pas tout à fait bonne réputation. La bonne éducation, c'était plutôt les frères des écoles chrétiennes. "L'animosité avec les écoles catholiques était encore assez forte. Je me souviens que, dans la cour, arrivaient chaque matin 4 à 5 enfants de l'Assistance publique dans leur uniforme noir et triste. Ils étaient logés dans le couvent des Catherinettes. La profession de mon père, représentant en mercerie-bonneterie, nous classait plutôt dans la petite bourgeoisie, mais de nombreux enfants d'extraction modeste étaient scolarisés à Honoré-Le-Dû. Certains habitaient les presque taudis de la rue du Jerzual. Honoré-Le Dû, c'était aussi cela, la communale, creuset où se côtoyaient différentes classes sociales. A la fin de l'année, traditionnellement on partait à Dinard en micheline. Chaque gamin emportait son pique-nique. On n'était pas tous à égalité avec le contenu de nos paniers, mais on partageait". Dans la cour de récréation en terre et en cailloux, le petit Eugène jouait au Tour de France. "On dessinait un vague circuit dans la terre. On s'attribuait des noms de coureurs de l'époque. Moi, je voulais être Jean-Marie Goasmat. C'était un bon grimpeur, mais il freinait dans les descentes... Ou alors on jouait aux billes ou aux gendarmes et aux voleurs. De temps en temps, au calibobo. J'ai jamais vraiment su pour quoi ce jeu s'appelait comme cela. Tantôt les maîtres nous l'interdisaient, tantôt ils le toléraient. Deux ou trois élèves s'appuyaient avec les bras face au mur. Le jeu consistait à faire une pyramide en sautant sur les épaules des copains. La rentrée des classes se faisait en rang et en silence, s'il vous plaît. On s'alignait au pied des escaliers devant chaque classe et sans bousculade. Il fallait présenter les mains des deux côtés. Si jamais elles étaient sales, on était prié d'aller se les laver ¬ à l'eau froide évidemment ¬ dans les sanitaires. A l'époque, les toilettes étaient au milieu de la cour. Elles formaient une séparation que prolongeait une sorte de ligne invisible entre la cour des petits et des grands. Même pendant les récréations, jamais on aurait osé la franchir. Dans la salle de classe, un poêle au bois servait de chauffage. Chaque soir avant de partir, deux élèves étaient désignés pour l'allumer le lendemain. Il fallait arriver plus tôt, mais nous considérions cela comme un honneur. En compagnie de l'instituteur, on chargeait le petit bois, les bûches, puis on craquait l'allumette. Craquer l'allumette, c'était quelque chose. Dès le début de la guerre, le bois de chauffage était rationné. Il faisait tellement froid dans la salle que l'encre gelait dans l'encrier certains matins. On se disait : "Chic, au moins ce matin, il n'y aura pas dictée". La dictée, c'était le rituel du matin. Surtout l'année du certificat d'étude. Le certif, c'était l'objectif. La journée était rythmée par des matières : arithmétique, conjugaison, chant. Même si je n'en suis pas nostalgique, à chaque époque son style d'enseignement, cette rigueur me plaisait. Elle rendait service. On sortait avec un bon bagage, parce qu'à cette époque, c'était le bagage de toute une vie". 

Peu de temps après la parution de cet article il avait tenu à faire une mise au point... (10 mars 2003 Ouest-France)

 
Décès, 11 octobre 2013 Ouest-France



mercredi 13 août 2025

Galerie de portraits. Ecoles de Dinan

Si vous avez des éléments pour compléter cet article  (photos, témoignages...) merci d'utiliser le formulaire de contact en haut à droite en laissant votre adresse mail pour que je puisse vous répondre...

 
D'autres biographies sont également disponibles à partir du sommaire de ce blog et dans un article sur les enseignants de l'école Honoré-le-Dû (cliquer ici), sur Marie Talet, directrice du collège et de l'école Broussais (cliquer ici), sur des institutrices de La Garaye (Marie-France Treize, cliquer ici et Maryvonne Durand, cliquer ici)...

Biographie (par ordre alphabétique) de personnes marquantes de l'histoire des écoles de Dinan.


Première série avec des personnalités qui font l'objet d'une actualité dans des publications.


Marie Dagorne (1865-1923)

Née à Pléhérel (22). Elle prend la direction  de l’école maternelle de Dinan, rue de la Garaye, en 1903. Elle devient ainsi la première institutrice de l’école maternelle de Dinan au moment de la laïcisation en 1903. Son rôle pendant la période de la guerre 14-18 a été remarquable. L’école maternelle est alors transformée en crèche, ouverte 24h sur 24 pour les orphelins de guerre. Elle est restée 20 ans à son poste à la Garaye, habitant dans l’école jusqu’à la fin de sa vie en 1923 en sacrifiant tout pour les enfants les plus démunis. Une nouvelle rue de Dinan a été appelée « Rue Marie Dagorne » en 2012.
Un portrait très complet est à retrouver dans ce blog en cliquant ici

Panneau de la rue Marie Dagorne à Dinan

Jean-Marie de La Mennais (1780-1860) 

 
 
J-M de La Mennais
J-M de La Mennais
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Né à Saint-Malo, il est ordonné prêtre en 1804 (Il est le frère de l’écrivain Félicité de La Mennais). Convaincu de l’importance de l’éducation, il fonde en 1819 la congrégation des Frères de l’instruction chrétienne (et celle des Filles de la Providence). 
 
La création d'écoles lui prend une grande partie de son temps (349 écoles à la fin de sa fin). Ainsi à  Dinan il fait construire un bâtiment proche de l’église Saint-Sauveur et y installe une école en 1833. 
Les Frères y resteront jusqu’à leur expulsion en 1903. Le bâtiment sera réutilisé ensuite pour ouvrir une école publique de filles, l’école Chauffepieds.

Pour en savoir plus :
Lien pour accéder au catalogue de la bibliothèque de Dinan (3 références sur J-M de La Mennais)

Les écoles primaires aux 19ème et 20ème siècle à Dinan, Le Pays de Dinan 2015




Honoré Le Dû (1855-1937)

Honoré le Dû, directeur de 1885 à 1923.
 
Honoré le Dû est né à La Roche Derrien (22). Après sa formation d’instituteur il exerce dans différents postes avant d’arriver à Dinan en 1885. Il y restera plus de 37 ans. Il tient une place importante dans le syndicalisme au niveau départemental.
Il obtient de nombreuses distinctions et prend sa retraite en 1923 à 68 ans, après 50 années de service. Il commence alors une carrière politique au niveau municipal : élu en 1925 dans l’opposition, il devient ensuite adjoint en 1929 élu sur la liste de Michel Geistdoerfer et sera réélu en 1936. Après son décès en 1937, le Conseil décide que l’Ecole Waldeck Rousseau s’appellera « Groupe Honoré Le Dû ». Cette école portera son nom jusqu’à sa fermeture en juin 1999.
Un portrait très complet de M. Le Dû est à retrouver dans ce blog en cliquant ici



Isidor(e) Leyder (1802-1878)

La tombe de M.Leyder, sans inscription, au premier plan, juste à l'entrée du cimetière de Dinan. Photo RF
 
M. Leyder est né à Dinan le 13 septembre 1802 et se maria avec Émilie Mallard. Il a été le premier directeur de l'école mutuelle de Dinan en 1833 (médaille de bronze de l'enseignement en 1839, désigné pendant de nombreuses années par les autorités comme le seul instituteur membre du comité de l'Instruction primaire de l'arrondissement de Dinan). Il fut le défenseur inlassable auprès de la municipalité d'un enseignement de qualité. 
 
Isidore Leyder restera directeur pendant 33 ans jusqu'en 1866, contribuant ainsi au développement et au rayonnement de l'enseignement primaire. C'est l'organisation de cette école qui servira de base à l'école communale des garçons de la ville. Le 22 mai 1878 Isidore Leyder meurt, à son domicile rue Néel de la Vigne et est enterré au cimetière de Dinan.

Article complet à retrouver en cliquant ici


Pierre Pillon ( 1881-1917)

Pierre Pillon, instituteur à Dinan mobilisé en 1914 (Photo R.Fortat) 
 
Fils d'instituteur, élève à l’école normale de St Brieuc, il est d’abord nommé de 1900 à 1907 à l’école de Pluduno. Le 1er octobre 1907, il arrive à Dinan. à l’école des garçons
Mobilisé en août 1914 à l'âge de 33 ans, il rejoint  le 25ème Régiment d’Infanterie. Plusieurs fois blessé et promu, il devient lieutenant en 1916. Le 21 mai 1917, à la tête de la 10ème  compagnie, il est tué près de Reims. 
 
Pierre Pillon le seul instituteur de Dinan à être tué au combat pendant la Guerre 14-18. 
Laissant deux orphelins et sa femme institutrice à Dinan, sa mort suscite une vive émotion. 
 
Une plaque est posée à l’école des garçons en sa mémoire. 
 
Plaque posée à l'école Honoré-le-Dû de Dinan.(Photo R.Fortat)
 
Pour en savoir plus : 
 
Lien pour accéder au blog sur l'histoire de Pierre Pillon

Vous pouvez emprunter le livre "Pierre Pillon, un soldat en 14-18" à la bibliothèque de Dinan.


 

Marie-Françoise Pillon ( 1881-1917), institutrice et syndicaliste

Marie-Françoise Pillon (née lucas)
 

Marie-Françoise Lucas (née à Lohuec en 1886) est devenue Mme Pillon le 12 août 1907 en se mariant à Pluduno avec Pierre Pillon (voir ci-dessus). Mme Pillon est arrivée à l'école des filles de la rue de la Garaye au même moment. Elle n'est restée qu'une année avant d'aller à l'école Chauffepieds où elle a passé toute sa carrière.

Mme Pillon a tenu une place importante dans l’histoire du syndicalisme du département.

Un article complet lui est consacré dans ce blog, cliquer ici





Deuxième série 
 
Des personnalités qui ont marqué à leur époque la vie des écoles de Dinan.


François Bois, instituteur.

François Bois en 1914.

François Bois (1880-1958) est né à Pléneuf le 13 août 1880. Venant de Pluduno (où il est remplacé par Pierre Pillon) il est nommé à Dinan en 1900 et exercera sous la direction de M. Honoré le Dû. Au moment de la Guerre 14-18, Il combat et est décoré de la Croix de guerre et titulaire de 4 citations avec blessure de guerre. Il continue ensuite sa carrière à Pléneuf où il devient directeur et s'engage dans la vie municipale (conseiller puis Maire-adjoint) de 1944 à 1948. Il reçoit la Légion d’Honneur en 1950. Après son décès le 2 mai 1958 une rue a porté son nom à Pléneuf.

Un article complet lui est consacré dans ce blog, cliquez ici
 


Cécile Convèze et Félicité Chédemail, directrices d'écoles

Félicité Chedemail, école maternelle de la Garaye à Dinan
 
Ces deux religieuses de l'ordre de la Sagesse ont été les deux premières directrices de l'école maternelle de Dinan (d'abord appelée Asile de l'enfance) de l'ouverture en 1852 jusqu'à la laïcisation en 1903.
 
Cécile Convèze, sœur Aimée, supérieure.
Elle est née à Toulon en 1802.
La municipalité lui confie la direction de l’asile de l’enfance à l’ouverture en 1852, elle y restera jusqu'en 1883. 

Félicité Chédemail, dite sœur Marie St-Léonard, est née à Janzé, Ille et Vilaine, le 22 décembre 1842. Cette religieuse de l’ordre de la Sagesse a été institutrice à l’école maternelle communale, (la Garaye) de 1879 à 1883. Elle a ensuite assuré la direction du 13 mars 1883 jusqu’à la laïcisation de l’école maternelle en 1903. 


 

François Delhommeau (1832-1918)  

historien, inspecteur 

Remarque: il écrivait sous le nom de Paul Delhommeau ou de Paul de l'Hommeau ou de Lhommeau.

François Delhommeau est né à Aigre (Charente) le 13-04-1832, il était marié avec Anne Cail et habitait 2 rue Rolland. Directeur d’école supérieure, inspecteur primaire dans la circonscription de Dinan, chercheur, érudit, passionné d’archéologie, il est auteur d’un ouvrage manuscrit Histoire du vieux Dinan (consultable à la bibliothèque de Dinan). 
En collaboration avec A. de la Bigne, il a aussi écrit La Bretagne à travers les âges , épopée historique. Il est décédé à Dinan à l’âge de 86 ans le 20-04-1918 (tombe 124 carré 12)

Lien pour accéder à l'état civil de François Delhommeau

 
 
Curieux de beaucoup de choses, la table ci-contre est un modèle créé par M. Delhommeau et exposé à l’Exposition universelle de 1878. Chaque place d’élève est de 0,50 m, ce qui donne 10 places par 5 mètres. Les places sont séparées par des cases. (archives)





Léon Lehuby, instituteur à l’école primaire annexée au collège de Dinan, rue de Léhon

 
 
Léon Lehuby est né le 17 février 1879 à Blainville (Manche), nommé au collège de Dinan le 1er octobre 1903 comme instituteur, il exercera sans interruption jusqu’au 30 septembre 1937. Pour ses différents engagements, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur en 1938.
Article complet à retrouver en cliquant ici



 
Mère Marie de Saint-Julien (Marie Angin), école le Sacré-Coeur
 
Mère Marie de Saint Julien en 1950
Elle était née le 6 septembre 1900 à la Pellerine en Mayenne. Elle avait obtenu son brevet élémentaire en octobre 1917. Avant de venir à Dinan elle venait de Vannes où elle était religieuse. Arrivée en octobre 1942 à l’école du Sacré-Cœur de Dinan comme enseignante, elle deviendra vite directrice et exercera cette fonction jusqu’en 1960.Elle vivait à la Victoire.  C’était un fort caractère, un regard perçant et elle impressionnait les élèves. Elle avait surtout beaucoup d’énergie et l’esprit d’entreprise. 
C’est elle qui va initier de nombreuses transformations dans l’école : en 1944 le préau est couvert et transformé en classe ; en 1947 quatre classes sont construites avec un sous-sol, un étage et un grenier et réfection de la cour ; en 1956 construction d’un préau métallique…
Ses collègues la retrouveront pour fêter chez les Ursulines de Quimperlé son centenaire en l’an 2000 !

Mère Marie de Saint-Julien (Marie Angin), Ursulines, à l'âge de 100 ans

 

 
Troisième série avec des personnalités scolarisées dans les écoles de Dinan et qui ont agi par la suite dans ce domaine.

 
René Benoit, maire de Dinan de 1983 à 2014.


René Benoit (d'après un document de la campagne municipale 2008)
 
René Benoit est né à Dinan le 19 mars 1937. Comme beaucoup de ses camarades de la rue Saint Malo, il est élève à l’école des garçons rue Waldeck Rousseau dans les années 40. 
Tout commence par une année de maternelle avec Mme Nottelet. Ensuite, classe de CP avec M. Lebreton, puis M. Roptin et enfin M. Briand qui le prépare à l'entrée en 6ème. Ce sont de bons souvenirs pour René Benoit qui se souvient de la qualité des enseignants, des fêtes de la jeunesse et aussi particulièrement des relais organisés autour des tilleuls et des parties de football pendant les récréations ! 
C'est ce qui explique qu'après un court passage au collège des garçons rue de Léhon et quelques années aux Cordeliers, c'est vers le sport que se tourne René Benoit. Direction Paris et l'Ecole Normale Supérieure d'Education Physique (E.N.S.E.P.) d'où il revient à partir de 1962, comme professeur d’éducation physique au lycée public de la Fontaine des Eaux. Il y exerce quelques années seulement car une autre carrière, non prévue, va débuter. 
    En 1965, il rentre au conseil municipal, dont Yves Blanchot est le maire, comme 5ème adjoint puis  1er adjoint. Il va connaître une exceptionnelle longévité dans sa carrière politique. Devenu maire de Dinan en 1983 et encore réélu en 2008 après 25 ans à la tête de la Ville, il le restera jusqu’en 2014. Il sera aussi deux fois député (1978 à 1981 et 1986 à 1988). 
Pendant ses différents mandats de maire, René Benoit et son équipe auront  l'occasion de traiter d'importants dossiers concernant les écoles: retour de l'école de la Garaye dans ses locaux rénovés en 1986, accompagnement des fermetures d'écoles dans le cadre d'une nouvelle organisation avec des regroupements, création de la maison de l'éducation à la Source avec les deux inspections primaires, jusqu'au dernier débat sur l'aménagement des rythmes scolaires en 2014...




 
Eugène Doublet (1930-2013)
 
Eugène Doublet (en 2001)
 
Eugène Doublet est né en 1930 à Dinan. 
Il va acquérir toutes les bases de la scolarité à Dinan : à l’école Broussais puis à l’école communale Honoré-le-Dû de 1936 à 1941 et enfin au collège de Dinan (aujourd'hui le collège Roger-Vercel). Plus tard, il est reçu à l'ENA et rentre dans le Ministère de l'Éducation nationale.
Ses convictions de gauche l’ont amené à s’engager dans la vie municipale, élu en 1989 sur la liste de Didier Morel, il siège dans l’opposition, ensuite réélu conseiller municipal en 1995 et 2001, jusqu'en 2008. Eugène Doublet est décédé à l'âge de 83 ans.
Article complet avec de nombreux documents, cliquer ici

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