Joseph François Brebel est né le 18 novembre 1890 à Plouër-sur-Rance.
Scolarité
Il rentre comme élève à l’École Normale de Saint-Brieuc dans la promotion 1907-1910. Il obtient son Brevet Élémentaire le 15 juin 1907, son brevet supérieur le 19 juillet 1909, son Certificat d’études normales le 20 juillet 1910 et son CAP le 29 mai 1911.
Les différentes nominations dans sa carrière.
Joseph Brebel est
nommé comme stagiaire à Trélat-Taden le 1er octobre 1910 et reste
sur ce poste jusqu’au moment de la guerre. Cette génération n'aura pas été épargnée ni par les longues années sous l'uniforme, ni par les blessures et certains ne reviendront pas vivants !
Joseph Brebel effectue son service militaire en mer du 3 août 1914 au 12 octobre 1916 et du 9
juin 1919 au 8 août 1919 comme fourrier à terre dans les équipages de la Flotte. Au total ce sont six années passées dans l'armée !
Le 22 septembre 1919, il réintègre l’enseignement et il est nommé à Plancoët comme titulaire adjoint. Mais il est déplacé le 1er novembre 1919 à Pleslin. Il recueille les compliments de l’Inspecteur en mai 1922 : « Très bon maître dont l’effort est sérieux et continu, ce qui lui permet d’obtenir des résultats auxquels cette classe et cette école n’étaient pas habitués. »
Il reste à Pleslin jusqu’au 1er septembre 1923 où il est nommé directeur à Saint-Jacut-de-la-Mer. Alors qu’il est sur le point de quitter son poste à Saint-Jacut-de-la-Mer, il épouse Marie Cabaret, veuve, le 3 septembre 1929 à Plancoët. Le 1er octobre 1929 il obtient un autre poste de directeur à Pluduno où il ne restera qu’une seule année.
Nomination à Dinan 1930
Le 1er octobre 1930 il est détaché au collège des Garçons de Dinan rue de Léhon. Avec son épouse, directrice de l’école Chauffepieds, et leurs enfants, la famille habite au 2 bis rue Chauffepieds.
Inspections
M. Brebel ne sera pas beaucoup inspecté dans son poste d’instituteur au collège. Mais en février 1931 l’Inspecteur écrit : « M. Brebel est la conscience personnifiée… Les familles apprécient hautement son enseignement… ». Plus généralement sur sa valeur pédagogique l’Inspecteur est très satisfait : « Nouvellement installé à la tête de la classe de 9e et de 10e avec un sens averti des enfants et de réelles qualités pédagogiques, M. Brebel a su s’adapter aussitôt à de difficiles conditions et relever une classe, qui, au début de l’année scolaire, risquait de nuire au recrutement secondaire et à la prospérité du collège. M. Brebel sait faire tout son devoir ; il enseigne avec goût et méthode et s’applique à développer chez ses élèves le bon sens … Je sais vraiment gré à M. Brebel de sa conscience et de son zèle. »
En février 1932 l’appréciation générale est très bonne : « Maître calme et consciencieux, zélé même aujourd’hui. M. Brebel aime sa classe et ses élèves. Il a très nettement relevé le niveau de sa classe depuis un an qu’il la dirige ; il obtient des résultats satisfaisants en général, et plus particulièrement en composition française ».
En janvier 1933, le ton est le même : « Maître primaire consciencieux et actif… organise intelligemment sa classe… »
Maladie
Joseph Brebel est atteint d’une tuberculose et cela l’oblige à prendre un congé de longue durée, tout d’abord en octobre 1934 puis il obtient une prolongation sur l’année 1935.
Joseph Brebel décède à Roscoff le 15 décembre 1935. Alors qu’il avait été opéré quelques jours auparavant, et que ses proches espéraient un rétablissement, M. Brebel a été emporté par une embolie.
C’est le principal du collège qui nous apprend tous ces détails dans un courrier qu’il adresse à l’Inspecteur d’Académie le 16 décembre 1935, et où il ajoute : « Quel aimable et brave homme disparaît ! ». Le 17 décembre, le Principal du collège de garçons écrit un second courrier à l’Inspecteur d’académie pour lui rendre compte de l’émotion suscitée par le décès de cet instituteur : « J’ai l’honneur de vous faire connaître que les obsèques de M. Brebel … ont eu lieu ce matin à 10h au milieu d’une très grosse assistance de collèges, d’amis et de familles. J’étais entouré du personnel des trois établissements et d’une importante délégation de nos élèves. J’ai dit un dernier adieu à Monsieur Brebel, au nom de l’administration, en votre nom et au nom de ses collègues, en m’attachant à louer ses qualités essentielles : celles d’un homme de cœur et d’un éducateur épris de son devoir. »
Son épouse Marie Brebel va vivre jusqu'à l'âge de 80 ans et décèdera en août 1958, elle habitait rue Waldeck Rousseau.
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Sources
Registre des naissances de Plouër, archives départementales 22, cliquer ici
Dossier personnel, archives 22, 1T572
Site de généalogie Généanet, cliquer ici
Documents annexes







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