Marcel est déclaré Pupille de la Nation le 16 février 1921. Son père est Mort pour la france, décédé de blessures de guerre le 2 octobre 1918 à Beauvais.
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| Site Mémoire des Hommes. 1918 Jean François Le Maitre |
Scolarité et formation
Marcel Le Maître est élève de l'école primaire supérieure de Lamballe. Sa mère, veuve, reçoit une aide de 200 francs pour sa première année de scolarité à Lamballe. Puis il effectue sa formation à l’École normale de Saint-Brieuc du 1er octobre 1925 au 1er octobre 1928. Comme épreuve à option, il choisit "agriculture" (M. Le Maître sera titulaire d'un Certificat d’Études Agricoles). Il obtient son Brevet élémentaire en 1925 et son Brevet supérieur en 1928. Son livret scolaire de l’École normale mentionne qu'il manifeste des aptitudes spéciales pour la musique et joue du piston. Bon musicien, il apportera son concours aux diverses fêtes scolaires organisées sur Dinan.
Débuts dans l'enseignement
Marcel Le Maître obtient un premier poste comme stagiaire à Binic. Il effectue ensuite son service militaire du 9 novembre 1928 au 13 octobre 1929 (numéro de matricule 702). Il effectue une formation d'officier de réserve à Saint-Maixent-l'Ecole.
Il réintègre ensuite l'enseignement le 10 octobre 1929 à Plessala, tout d'abord comme stagiaire, avant de devenir titulaire, et directeur 3 classes sur ce même poste le 1er janvier 1930.
Famille
Il se marie le 4 avril 1931 à Dinan avec Madeleine Hervé, institutrice. Le couple aura trois enfants nés le 18 avril 1932, le 18 mars 1936 et le 7 décembre 1938.
Guerre 39-45
M. Le Maître est mobilisé dans le 45e Régiment d'Infanterie qu'il rejoint le 23 août 1939. Il est fait prisonnier le 17 juin 1940 et reste en captivité pendant 4 ans, 10 mois et 21 jours... Son numéro de prisonnier est le 2523. En tant que lieutenant, il est retenu comme prisonnier en Allemagne à l'Oflag IV D. La composition sociologique de ce camp est particulière puisque l'on y compte 485 membres de l'enseignement. Finalement Marcel Le Maître est rapatrié le 14 mai 1945 après la libération de son camp par les troupes alliées.
Nomination à Dinan
Parallèlement à son temps passé dans un camp de prisonniers, il est assez surprenant de découvrir dans son dossier administratif que, le 1er octobre 1942, M. Le Maître est nommé à titre provisoire à l'école des garçons de Dinan. C'est le Préfet Jacques Feschotte qui supervise cette nomination. Il y a bien un procès verbal d'installation daté du 5 octobre 1942 mais ce n'est pas l'instituteur qui signe et il est mentionné "Pour l'instituteur installé", avant cette signature...
Au 1er octobre 1945, M. Le Maître est nommé à titre définitif l'école des garçons de Dinan
Pendant cette période à Dinan, son épouse, Mme Madeleine Le Maître (née Hervé) enseignera à l'école Chauffepieds de 1942 à 1954, avant de partir comme directrice à l'école des Fontaines de Dinan.
Les maîtresses sont beaucoup plus contrôlées par le gouvernement pendant l'Occupation. Dans un document du 20 juillet 1943, la directrice se voit obligée de renseigner les dates et adresse de vacances de tout le personnel enseignant de l'école Chauffepieds : Mme Drouot (directrice), Mme Bellebon, Mme Le Gallais, Mme Ruellay, Mme Thomas et Mme Le Maître.
Les bulletins d'inspection de M. Le Maître
Le 16 décembre 1946, classe de Fin d’Études qui prépare au Certificat d'études, "il ne reste ici que des éléments, en majorité peu doués.".
Le 3 février 1948, classe de Fin d’Études avec 32 garçons. L'inspecteur trouve que l'instituteur dirige cette classe "avec la plus extrême conscience."
Le 1er février 1949, M. Le Maître est inspecté dans une "lourde classe de Fin d’Études" avec 35 présents sur 37 inscrits. L'inspecteur va conclure sur le fait que la classe "parait s'acheminer normalement vers les succès de fin d'année." Il faut dire que les résultats des années précédentes sont bons : en 1946, 21 reçus sur 24 présentés ; en 1947, 20 présentés et 20 reçus ; en 1948, 20 reçus sur 26.
Itinérant dans les cours post-solaires agricoles
Pendant une bonne partie de sa carrière M. Le Maître aura dispensé des cours en dehors des heures scolaires en tant que "instituteur itinérant agricole". Par exemple en décembre 1957 à Plélan-le-Petit, la leçon porte sur la race bovine normande. Un inspecteur accompagné d'un ingénieur agricole, décrit les lieux où sont donnés les cours aux 22 élèves inscrits, dont 6 sont admis au Certificat d’Études Agricoles : "Une gare départementale désaffectée comportant une salle de cours passable et une salle d'attente servant de préau... Jardin et champ d'expériences : pas de terrain attitré. Les essais se pratiquent chez des propriétaires voisins ce qui institue un système de relations profitables et sympathiques... M. Le Maître dispose de quelques livres, de quelques produits et appareils et d'un appareil de cinéma." M. Le Maître donne en plus occasionnellement des conférences et prête son concours à de nombreuses manifestations agricoles.
A ce titre il reçoit en 1947 la Médaille du Mérite agricole pour plus de 26 années d'exercice dans ce domaine : "Instituteur très sérieux, très informé des choses de la terre et d'un inlassable dévouement, M. Le Maître a donné en 1945 et 1947 des cours post-scolaires agricoles à Trélivan. Depuis 1947 (octobre), chargé des centres de Plélan, Corseul, Pleudihen, Evran et Taden, professe régulièrement son cours , organise des réunions de vulgarisation (journée du lait, journée de la greffe, etc.), des excursions telles que la visite annuelle de la cidrerie Cornic, donne des conférences à la Société d'horticulture de Dinan (la haie fruitière), procède à des essais agricoles et à des enquêtes et conquiert la sympathie de tous ceux qu'il approche par ses qualités d'intelligence et de caractère".
Récompenses et retraite
Il reçoit la Médaille de bronze de l'instruction publique en 1957, celle d'argent en 1962, il est promu Officier des Palmes académiques en 1956 puis Officier de l'Instruction publique (Palmes académiques) en 1961. On ne sait pas à quelle date exacte M. Le Maître a pris sa retraite, peut-être vers 1964 lorsqu'il avait atteint 55 ans mais peut-être bien avant, en bénéficiant de ses années de prisonnier de guerre ? Le témoignage d'Alain Moreau, vient confirmer la possibilité que M. Le Maître se soit mis en retraite avant 1960. En effet, alors qu'il était élève à la Vicomté-sur-Rance, il se souvient que M. Le Maître venait dispenser des cours agricoles aux jeunes qui se destinaient à cette profession. Cela se passait le samedi matin où il y avait classe...
La famille Le Maître s'était installée au 56 rue Chateaubriand à Dinan depuis les années 40. Une plaque désigne la maison sous le nom de Coëtquen.
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| La maison de la famille Le Maître au 56 rue Chateaubriand. Image Google street |
Sources
Archives de l'école Honoré-le-Dû
Archives 22. Dossier administratif 1T1559
Archives 22, Acte de naissance, Plémet, image 12 sur 57, ici
Pas de fiche personnelle sur le site Généanet !
Fiche Généanet, Jean François Le Maitre, père, ici
Mémoire des hommes, décès en 1918 de Jean François Le Maître, ici
Liens
L'histoire de l'école Honoré-le-Dû de Dinan, cliquer ici
Retour au sommaire du blog des écoles de Dinan, cliquer ici
Documents
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| 1928 Sortie de l’École normale de Saint-Brieuc |






















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